le jour où JONCHEREY entra dans l’histoire….

C’est le 02 août 1914, soit 24 heures AVANT la déclaration de guerre, que périt à JONCHEREY le Caporal PEUGEOT, 1ère des millions de victimes de la guerre 14-18.

le 44 Régiment d’Infanterie de MONTBELIARD et le 11ème Dragon de BELFORT, chargés de la surveillance du secteur, avaient reculé, sur ordre, jusqu’au village. C’est là, devant la maison DOCOURT que le Caporal PEUGEOT, instituteur à ETUPES dans le civil, fut abattu par un cavalier allemand du 5ème Régiment de Chasseurs de MULHOUSE (ville allemande à cette époque). Après la 1ère guerre mondiale, un monument érigé à la mémoire du héros fut inauguré en 1922 par le Président de la République, Monsieur Raymond POINCARÉ.

Oeuvre du sculpteur A. BLOCK, il fut détruit à la dynamite par les Allemands. Dès la Libération, l’édification d’un nouveau monument, différent de l’original, fut confiée au sculpteur belfortain TRAUT.

Judo-Kwaï

le judo-kwaï Joncherey*
 siège social : 12 rue des chênes, 90100 Joncherey/tél : 06.81.11.95.48
/n°d’affiliation : ES09900490
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Le Comité :
* Président : BLANC Francis ceinture noire 4ème dan
Professeur de Judo – Jujitsu
Brevet d’Etat 1er Degré
D.E. J.E.P.S
*Trésorière : LAVAL Cécile ceinture noire 3ème dan
Professeur de Judo – Jujitsu Brevet d’Etat 1er Degré D.E.J.E.P.S
*Secrétaire : BLANC Rémi ceinture noire 2ère dan
*Directeur technique : BLANC Philippe ceinture noire 6ème dan
Professeur de Judo – Jujitsu Brevet d’Etat 2ème Degré Arbitre international

*et :75 licenciés

*historique du judo-kwai Joncherey

*C’est en 1961 que la première réunion s’est tenue à la salle du Patro devant une cinquantaine de personnes, garçons et filles. Philippe Blanc expose les avantages de ce nouveau sport pour la majorité des personnes présentes.

*Le judo est d’abord une école de vie bien avant d’être un prétexte à champions. Cette définition nous vient du professeur J igoro KANO
(186O – 1939) fondateur de ce sport combien efficace qu’est le JUDO.
Judo signifie voie de la souplesse (JU : voie, DO : souplesse).
Ainsi ce sport est avant tout basé sur la propre force de l’adversaire mise à son dépend. La rapidité de l’attaque ou de la défense, additionnée
d’un déséquilibre parfait sont les éléments de base du judoka. Ainsi donc, de par sa conception, le judo est à la portée de tous, petits ou grands, faibles ou forts, filles ou garçons.

*Début 1962, le judo-kwai Joncherey est reconnu comme club officiel de la Ligue de Franche-comté et affilié à la Fédération
Française de Judo et Disciplines Associées avec comme premier Président Pierre Charbonnier, et comme Professeur diplômé d’état Philippe
Blanc (ceinture noire 3ème Dan).
Les premiers entraînements sont donnés à la salle d’honneur de la Mairie tous les jeudis pour les moins de 16 ans de 17h45 à 19h45 et de
20 h à 22 h pour les adultes. Les premiers Judokas Joncherois à passer des ceintures sont, Pierre Charbonnier, Georges Lambelin, Gérard
Chapuis, Guy Muller, Gérard Schlier, Joël et Francis Blanc.

*En 1963 suite à des difficultés rencontrées par la Commune, le club ne peut plus disposer de la salle de Mairie, et n’ayant aucune salle à mettre à disposition, le club est obligé de déplacer ses activités à Morvillars. Fort de 35 membres actifs aussi bien masculin que féminin, le Club devient temporairement judo-kwai Joncherey-Morvillars.
La même année ce jeune Club brille au niveau Franche-comté en se classant 2ème de la coupe de l’Est Républicain devant des clubs comme Besançon, Belfort, Lure et Luxeuil. Dés lors le club participe à tous les Championnats, au niveau département, ligue, inter-ligue et national.

*Le 25 Décembre 1967 le club de Judo à l’honneur de porter la flamme olympique des Jeux d’hiver de Grenoble 1968. C’est Francis Blanc, plus jeune ceinture noire de Franche Comté qui porte la flamme dans la traversée de Joncherey, accompagné de son frère Joël, de son père Philippe et de tous les sportifs de la localité.
Les jeunes de Joncherey n’hésitent pas à faire le déplacement à Morvillars pour découvrir notre sport, nous nous y rencontrons pour parler des plus anciens, des Juillard, Tournier, Colin, Guiffredy, Bonneton, Munch, Rosemblatt, Chevalme, Raval, Descloux, Testa, Gay, Schwalm, Courtet, Courty, Teckre, Figini, Cottet, Galéra, Guinder.

*C’est en 1985 que suite à la construction du nouveau groupe scolaire, que la municipalité aménage une salle de judo en transformant les deux salles de maternelle situées derrière le mille Club. Le judo-kwai de Joncherey- Morvillars redevient judo-kwai Joncherey présidé par Francis, alors que Morvillars, devient judo-kwai Morvillars présidé par Philippe.

*Le club est présent dans toutes les rencontres officielles, l’encadrement ainsi que ses élèves rapporteront des titres de champion du Territoire, de Franche comté, inter-région et deux titres de champion de France. Il a formé à ce jour une cinquantaine de ceintures noires et six enseignants diplômés d’état.
En 1995 Philippe Blanc devient le premier Haut Gradé en Franche Comté, ceinture blanche et rouge (6ème Dan)
Au niveau arbitrage, Joncherey fut représenté sur tous les tatamis par Philippe Blanc arbitre International et membre de la commission nationale. Il arbitra dans toute l’Europe.

*Aujourd’hui le Club de Joncherey est toujours là, avec ces 75 licenciés, Francis Blanc en est toujours le Président, Philippe Blanc le
Directeur technique.

**Un grand merci à la municipalité de Joncherey pour son soutien depuis ces longues années, un soutient qui permet à notre jeunesse de découvrir notre merveilleux sport.*

dojo de Joncherey- rue de l’Eglise

*mercredi : cours pour les enfants de 6 à 8 ans de 13 h à 14 h 15.

*mercredi : cours pour les enfants de 9 à 12 ans de 14 h 15 à 15 h 30.

*samedi : cours de perfectionnement kata.

 

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dojo de Grandvillars -Dojo municipal (licencié au judo kwai Joncherey) (1er etage des vestiaires de foot)

*Mardi : cours enfants de 4/6 ans de 17 h 00 à 18 h 00 cours enfants de 7/12 ans de 18 h 15 à 19 h 30

Les enfants peuvent participer aux cours de Joncherey ou Grandvillars.
(A partir de 13 ans, si les enfants souhaitent garder le même encadrement, ils pourront intégrer le cours adulte du Judo Kwai Morvillars le mercredi de 18 h à 20 h.)

Renseignements : Blanc Francis – portable 06.74.67.32.66 Email : blancfr@orange.fr
Blanc Philippe – portable 06.81.11.95.48 Email : phblanc90@orange.fr

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Philippe Blanc : 60 ans de judo

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Francis et Philippe BLANC

 

Samedi 16 juin 2012, à l’occasion des championnats d’été de judo, Philippe Blanc a fêté son jubilé : 60 ans de pratique du judo et 50 années pour le club de Morvillars. Retour sur la carrière et le palmarès de Maître Philippe Blanc.

Philippe Blanc : ceinture blanche et rouge

Philippe Blanc est né le 17 décembre 1928 à Marlieux dans l’Ain. C’est en 1951 qu’il monte pour la première fois sur un tatami. Il débute le judo à Delle avec ses anciens camarades : Robert Charles, Michel Baumgartner et Roger Serzian. Tous les quatre sont des pionniers du judo dans le Territoire de Belfort. Quatre ans plus tard, Philippe Blanc obtient sa ceinture noire 1er dan. Il remporte plusieurs titres de champion de Franche-Comté, Bourgogne, inter-région et participe plusieurs fois aux championnats de France. Son ascension ensuite s’égrène comme un métronome : en 1958 il obtient sa 2ème dan, en 1960 sa 3ème dan, en 1965 sa 4ème dan, en 1985 sa 5ème dan. C’est en 1995 qu’il devient le plus haut gradé de Franche-Comté en obtenant son 6ème dan (ceinture blanche et rouge) grade officiel de la Fédération Française de Judo.

Philippe Blanc : des dates et des chiffres

Philippe a fondé quatre clubs de judo et trois dojos. En 1955, il fonde le club de Beaucourt et en 1957 le judo club de Porrentruy en Suisse avec son ami Hubert Salomon. Suivent ensuite : en
1962 le judo kwai de Joncherey, en 1963 le judo kwai de Morvillars, en 1969 un dojo à Réchésy, en 1970 un dojo à Châtenois-les-Forges et en 1973 un dojo à Grandvillars.

Le judo a démarré à Morvillars au début de l’année 1963. Henri Monnier maire de Morvillars, à l’époque, a mis la salle d’honneur de la mairie à la disposition du club. Le 30 juillet 1988, le club a emménagé au dojo actuel.
A ce jour plus de 3500 élèves ont foulé les tatamis de Philippe Blanc. Quelques-uns ont remporté des titres de champion de Franche-Comté, champion inter-région et deux titres de champion de France. Difficile de les nommer tous au risque d’oublier quelqu’un.

Soixante d’entre eux ont obtenu leur ceinture noire – parmi eux ses fils Joël et Francis et son petit fils Rémi – et enfin six ont obtenu le diplôme de professeur de judo diplômé d’Etat.

Philippe Blanc : 60 ans d’engagement

Depuis plus de 60 ans Philippe Blanc s’est impliqué dans :

• les structures locales : président du judo kwai de Joncherey de 1962 à 1970 et président du judo kwai de Morvillars de 1985 à ce jour.
• les structures départementales : président du comité départemental de judo du Territoire de Belfort pendant 14 ans.
• les structures régionales : vice-président de la ligue de Franche-Comté, président et instructeur de la commission d’arbitrage et du collège des ceintures noires.
• les structures interrégionales : instructeur et responsable de la notation des arbitres de l’inter-région EST (Alsace, Lorraine, Franche-Comté).
• les structures nationales : responsable des arbitres dans les grandes manifestations à Paris et responsable de l’attribution du fair-play et enfin dans les structures internationales :
Philippe est arbitre international, il a arbitré les plus grands championnats d’Europe et du monde en Suisse, Italie, Angleterre, Pologne, Hongrie, Bulgarie, Russie et Japon

Philippe Blanc : les valeurs du judo

Philippe Blanc a transmis le virus du judo à ses fils Joël (ceinture noire 2ème dan) et Francis (ceinture noire 4ème dan et p rofesseur diplômé d’Etat) mais aussi à son petit fils Rémi (ceinture
noire 2ème dan) et à sa petite fille Audrey (qui n’a pas continué à cause de ses études).

Le judo lui a apporté beaucoup dans sa vie sportive et quotidienne. Cela peut se résumer par les huit valeurs de la discipline : la sincérité, le respect, l’amitié, le contrôle de soi, le courage, l’honneur, la modestie et la politesse.

Que dire de mieux sinon que Philippe a alterné, sur tous les tatamis qu’il a foulé pendant ces 60 années, fermeté, efficacité, correction et bonne humeur. Il a finalement réalisé son rêve de transmettre sa pédagogie et son amour du sport aux jeunes générations.

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Philippe Blanc & sa famille

 

Philippe Blanc : les honneurs et l’exemple

 En 1968, Philippe Blanc a reçu la flamme olympique des Jeux d’hiver de Grenoble sur le tatami à Morvillars. Il l’a ensuite portée – et son fils Francis également – dans la traversée de Joncherey.

Plusieurs instances ont reconnu ses valeurs : le Mérites des ceintures noires lui a décerné la Grand Croix, le comité régional olympique le Cross, le ministère de la Jeunesse et des Sports la
médaille d’or. La Fédération Française de Judo lui a attribué la palme d’or des enseignants, le trophée SHIN National et la grande médaille d’or.

Pour les honneurs, le plus important est la remise du Trophée SHIN National par le président de la Fédération Française de Judo. Philippe Blanc est le seul en Franche Comté à l’avoir
obtenu. Ce trophée est ainsi défini par la FFJDA : SHIN veut dire « Esprit » en fait c’est le caractère et la manière d’être dans la vie. Celui qui reçoit ce trophée a valeur d’exemple.

 

 

 

Actes d’état civil

Demande de copie intégrale ou d’extrait d’acte de naissance, de mariage ou de décès

Les copies intégrales ou extraits d’actes d’état civil de moins de 75 ans, comportant la filiation ne peuvent être délivrés qu’aux intéressés ou aux ascendants et descendants majeurs, ou en vertu d’une autorisation du Procureur de la République.

Procédure à suivre pour toute demande :

  • acte de naissance : faire la demande auprès de la commune de naissance
  • acte de mariage : faire la demande auprès de la commune ou a eu lieu le mariage
  • acte de décès : auprès de la commune du lieu de décès ou du domicile du défunt.

 

Concernant les actes de la commune, vous avez la possibilité de faire la démarche en ligne par le biais du site “Service Public ou en cliquant ici.

Recensement Militaire

Toute personne de nationalité française doit se faire recenser entre le jour de ses 16 ans et le dernier jour du 3ème mois qui suit celui de l’anniversaire auprès de la mairie de son domicile.
 
Pour information :
  • Si les délais ont été dépassés, il est toujours possible de régulariser sa situation jusqu’à l’âge de 25 ans en procédant de la même manière que pour un recensement classique.
  • Si le jeune est atteint d’un handicap, et qu’il souhaite être dispensé de la JDC, il peut présenter dès le recensement un certificat médical précisant qu’il est inapte à y participer.

 

Démarches :

Le jeune doit faire la démarche lui-même.

– Il doit se rendre à sa mairie avec les documents suivants : Pièce d’identité justifiant de la nationalité française (carte nationale d’identité ou passeport) et livret de famille
– En ligne via le site du service public

 

À la suite du recensement, la mairie délivre une attestation de recensement.
 
Il n’est pas délivré de duplicata. En cas de perte ou de vol, il est possible de demander un justificatif de recensement au centre du service national dont vous dépendez.
Où s’adresser ?
Centre du service national de Besançon
64 rue Bersot – BP 567
25027 BESANCON Cedex
03.81.87.18.81

Après le recensement, il faut informer les autorités militaires de tout changement de situation.

 

Effet du recensement :

Le recensement permet à l’administration de convoquer le jeune pour qu’il effectue la Journée Défense et Citoyenneté (JDC).
Le recensement permet aussi l’inscription d’office du jeune sur les listes électorales à ses 18 ans.

 

Défaut de recensement :
En cas d’absence de recensement, l’irrégularité est sanctionnée par le fait :
  •  de ne pas pouvoir participer à la Journée Défense Citoyenneté
  •  de ne pouvoir passer aucun concours ou examens d’État avant l’âge de 25 ans,
  •  de ne pas être inscrit d’office sur les listes électorales dès 18 ans.

Caporal Peugeot

Le caporal et ses quatre hommes avaient quitté Joncherey et pris la route qui monte vers Faverois. Après avoir dépassé une ancienne tuilerie, ils étaient arrivés vers 8 heures à la maison Docourt. C’était une construction isolée, basse, et précédée d’une cour que bordait une palissade rustique. Il y avait là M. et Mme Louis Docourt, leurs fils Ernest et Casimir, 20 et 19 ans, leur fille Adrienne Nicolet et leur petite-fille Fernande Nicolet, 2 ans et demi.

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Dix minutes plus tard, Adrienne, la fille de la maison, alla chercher de l’eau à une source captée dans un pré voisin, en bordure de route, à 50 mètres environ de la ferme.

Soudain elle aperçut des casques à pointe. C’était la patrouille allemande qui cheminait entre deux champs de blé, à la lisière du bois des Coupes. Affolée, elle revint en courant et en criant : “Voilà les Prussiens ! Voilà les Prussiens !”

Albert Mayer sauta au milieu de la chaussée, en contrebas, et s’élança au galop vers Joncherey. André Peugeot se projeta hors de la cour, vers l’accotement de la route, se mit dans la position du tireur à genou et cria à l’officier : “Halte-Là, halte-là”. il eut le temps de tirer une fois, mais Mayer lui envoya trois coups de revolver, sans que l’on puisse savoir lequel des deux hommes avait appuyé le premier sur la détente. Deux balles se perdirent, mais la troisième atteignit le Caporal Peugeot à l’épaule droite. Elle sortit par l’épaule gauche en sectionnant l’aorte. Mortellement blessé, Peugeot laissa tomber son arme et fit quelques pas vers la maison, où il s’effondra contre l’appentis placé devant le porte d’entrée.

Les soldats français prirent leurs armes et tirèrent sur Albert Mayer qui avait déjà dépassé la maison Docourt et s’engageait dans la descente vers Joncherey. Il s’affaissa sur sa selle, lâcha son sabre et son revolver, puis tomba de cheval, 150 à 200 mètres plus loin, sur le bas côté de la route 36. Il avait été mortellement atteint d’une balle à l’aine gauche et d’une autre derrière l’oreille, à la hauteur de la tempe droite. La première blessure était sans doute due au coup de fusil du caporal Peugeot ; la seconde pouvait avoir été provoquée par le soldat Bozon qui marchait au bord de la route, avec la soupe pour le poste, et avait tiré de très près, de bas en haut. Le fait qu’il se soit trouvé sur la trajectoire de Mayer permet de lui attribuer le coup fatal plutôt qu’à Devaux, Simon et Monnin, qui chacun revendiquèrent ensuite la gloire d’avoir vengé Peugeot.

 

Caporal Peugeot (1893-1914)

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Il est officiellement reconnu que la première victime française de la guerre fut le caporal André Peugeot, instituteur, né le 11 juin 1893, à Etupes (Doubs), A la sortie de l’Ecole normale de Besançon, il fut nommé à l’Ecole du Pissoux, à quelques kilomètres du Saut-du-Doubs. Il y fit ses débuts comme instituteur et l’habita un peu plus d’un an , jusqu’au moment où il fut appelé au service militaire .Incorporé au 44ème R. 1. fort du Lomont. Nommé caporal en avril, il suivait le peloton des élèves officiers, quand la guerre éclata. « C’était, nous écrit un de ses chefs, un jeune homme volontaire et doux, dont le franc regard et le bon sourire trahissaient l’intelligence et la bonté ».

” A l’Ecole du Pissoux, il avait fait preuve des plus nobles qualités professionnelles. Sa mère elle-même était institutrice à Etupes. Il avait reçu au foyer de ses parents des leçons quotidiennes de patriotisme et de devoir civique. Comme caporal, il était très aimé de son escouade et, malgré sa jeunesse, il exerçait sur ses subordonnés un réel ascendant ». (R. Poincaré, discours d’inauguration, 16 juillet 1922).

Avec l’autorisation militaire, le corps du caporal fut emporté en automobile à Etupes, « placé dans le lit où il était né » (Lettre de Mme Peugeot) et inhumé, le 4 août, dans le tombeau de son grand-père maternel, le colonel Péchin, chef d’état-major.

M. Mauveaux, secrétaire général de la Mairie de Montbéliard, prit aussitôt l’initiative d’ouvrir une souscription pour ériger, après la guerre, un monument sur le théâtre de l’agression, « sur cette terre Delloise devenue sacrée pour tous les hommes de France ; il enseignera à nos enfants comment est mort, à 20 ans, les armes à la main, pour la défense de sa Patrie, pour le Droit et la Justice, le premier instituteur Français ». (Sibylle et Mauveaux, in Le Petit Comtois, 19 septembre 1915. Peugeot faisait partie de cette héroïque phalange des instituteurs, qui perdirent 7.407 des leurs, sur 28.307 mobilisés. Enfin, voici le libellé de son acte de décès dressé à la mairie de Joncherey .

« Le 2 août 1914, dix heures, Jules, André Peugeot, né à Etupes (Doubs) le 11 juin 1893, caporal au 44e R. 1. au fort du Lomont (Doubs), âgé de 21 ans, fils de Jules, Albert Peugeot, employé d’usine, âgé de 48 ans et de Francine, Marie, Frédérique Péchin son épouse, âgée de 49 ans, institutrice, demeurant ensemble à Etupes (Doubs), est décédé devant l’ennemi vers la maison Docourt Louis, à Joncherey » .

Ont signé : Louis Docourt père, Ernest Docourt fils, Charbonnier, maire de Joncherey.

 

Monument Caporal Peugeot

En 1922, un monument fut élevé à Joncherey presque en face de la maison Docourt, pour perpétuer le souvenir du Caporal Peugeot, première victime de la guerre.

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Ce monument était un élégant pylône au sommet duquel se trouve un médaillon avec la fine effigie du caporal ; plus bas un motif en relief représentant la Germania casquée plantant son glaive dans le dos d’un soldat français (œuvre du sculpteur Armand Block).

Sur le socle, plusieurs plaques de marbre mentionnaient que ce monument a été érigé par souscription mondiale (lndocti discant et ament meminisse periti ., que les noms des principales villes donatrices y figurent et, surtout ce fait essentiel, qu’avant la déclaration de la guerre à la France et alors que le Gouvernement de la République, pour éviter toute cause de conflit, avait retiré ses troupes de couverture à 10 kilomètres à l’intérieur de ses frontières, l’Allemagne impériale et royale a répandu ici le premier sang français.

A l’occasion de cette inauguration, le Président de la République, M. Poincaré, exalta le patriotisme et la belle attitude du Caporal Peugeot et flétrit avec indignation les violations multiples de notre territoire avant la déclaration de la guerre et les mensonges allemands concernant les prétendus raids d’avions français, allant bombarder les villes du Rhin, Carlsruhe, Coblentz, Cologne, Wesel et surtout Nuremberg, située à 520 kilomètres de la frontière, distance que nos avions de bombardement de cette époque-là ne pouvaient pas couvrir.

Ce monument a été détruit, en juillet 1940, lors de l’occupation allemande.

 

70 ANS APRES . . .

A l’occasion du 70ème anniversaire de la mort du Caporal Peugeot, le Conseil Municipal de JONCHEREY a décidé de rééditer cette brochure que nous terminerons par le passage d’une allocution prononcée par le Maire, Paul MICHAILLARD, Conseiller Général de DELLE :

« Devant ce monument, les HOMMES doivent se souvenir. Et ce souvenir n’aurait guère de sens s’il ne constituait pas pour les jeunes générations un SYMBOLE e t un ENSEIGNEMENT. Deux fils de Pasteur, d’une vingtaine d’années, sont morts tous les deux, le premier le lieutenant MAYER, obéissant aux ordres de franchir la frontière pour une patrouille de reconnaissance, le second, le Caporal PEUGEOT, pour défendre le sol de la Patrie, premières victimes d’un combat qui allait durer plus de quatre ans .Le Caporal PEUGEOT repose actuellement dans le cimetière d’ETUPES à quelques kilomètres à l’Ouest de JONCHEREY. Le Lieutenant MAYER repose actuellement dans le cimetière d’ILLFURT, à quelques kilomètres à l’est de JONCHEREY en ALSACE, d’où il était originaire, province arrachée à la FRANCE après la défaite de 1871… Le Drame de JONCHEREY, 70 ans après, ne peut inciter qu’à cette réflexion :

Ceux qui, hier, ont tout sacrifié :

Ceux de 14-18, Ceux de 39-45, Ceux de la Résistance, Ceux d ’Indochine, Ceux d’Algérie. Ceux qui, hier, ont tout donné pour remporter la bataille des Armes, ont bien mérité, n’est- il pas vrai, pour eux, leurs enfants et leurs petits-enfants, que ceux d’aujourd’hui, ceux de demain, fassent un effort pour gagner définitivement la bataille de la PAIX.. . ».

Le monument tel que l’on peut le voir actuellement :

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Le rôle du conseil municipal

Le conseil municipal, dont les membres sont élus au suffrage universel direct lors des élections municipales, représente les habitants. Ses attributions sont très larges depuis la loi de 1884 qui le charge de régler “par ses délibérations les affaires de la commune”. Cette compétence s’étend à de nombreux domaines. Le conseil municipal donne son avis toutes les fois qu’il est requis par les textes ou par le représentant de l’État.

Il émet des vœux sur tous les sujets d’intérêt local : il vote le budget, approuve le compte administratif (budget exécuté), il est compétent pour créer et supprimer des services publics municipaux, pour décider des travaux, pour gérer le patrimoine communal, pour accorder des aides favorisant le développement économique.

Le conseil exerce ses compétences en adoptant des délibérations. Ce terme désigne ici les mesures votées. Il peut former des commissions disposant d’un pouvoir d’étude des dossiers.

Le conseil municipal doit se réunir au moins une fois par trimestre et l’ordre du jour, fixé par le maire, doit être communiqué avant le début de la séance. Celle-ci est ouverte au public sauf si l’assemblée décide le huis clos ou si le maire exerce son pouvoir de “police des séances”, notamment en cas d’agitation, et restreint l’accès du public aux débats.

 

 

Bienvenue sur le nouveau site internet de la commune de JONCHEREY

Notre commune

Joncherey est un village de l’Est de la France, qui tient son nom du fait qu’autrefois, la commune était couverte de joncs.

JONCHEREY est situé dans le département du Territoire de Belfort en région Bourgogne Franche-Comté. La commune appartient à l’arrondissement de Belfort et au canton de Delle. Ses habitants sont appelés les Joncherois et Joncheroises. La commune est rattachée à la Communauté de Communes du Sud Territoire de Delle depuis le 1er janvier 2013.

La commune est située sur la route départementale RN 19 qui longe la voie ferrée reliant Belfort à Delle et à la Suisse, toute proche. Elle est arrosée par l’Allaine, affluent du Doubs. Sa superficie est de 518 ha. Sa population est de 1 313 habitants (Recensement de la population 2013 source INSEE).

La gare TGV est distante de 10 à 15 minutes de Joncherey et du nouvel hôpital. la réouverture de la ligne ferrée Belfort Delle Delémont, prévue début 2018, reliera directement la Suisse à la gare TGV.